A la recherche d’une solution de garde

Publié le par Marie

 

En venant ici, on s’est dit qu’il serait bien que Jules apprenne l’anglais et qu'il côtoie d'autres enfants. Et quoi de mieux pour ça qu’une crèche ? Oui, mais ici, ça coûte horriblement cher (rien à moins de 1600$ par mois à temps plein).

On s’est d’abord dit qu’on attendrait que Marie ait un travail pour mettre Jules dans une crèche, et qu’en attendant, il se ferait des copains au parc.

 

Des copains, il commence à s’en faire, mais pour ce qui est de parler anglais, c’est loin d’être gagné. Par contre, on commence à apprendre le chinois : Frère se dit « gueugueu ».


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En cherchant sur le site de Yale, on a vu qu’ils faisaient une session d’information sur les solutions de garde, on s’y est tout de suite inscrits. Mais on nous a dit qu’on était sur liste d’attente, dans un premier temps, puis qu’on était finalement inscrits pour la session du mois de mai ! Ca commence bien !

 

En insistant un peu auprès de l’organisatrice, Marie a réussi à assister à la session de février : Dans une petite salle, une dizaine de femmes sont réunies, une a un bébé de quelques semaines, les autres sont enceintes (de 3 mois seulement pour certaines).

 

L’organisatrice est là pour nous expliquer comment s’y prendre pour trouver une solution de garde : il faut appeler les crèches, prendre rendez-vous, visiter, se mettre sur la liste d’attente de celles qu’on trouve bien, et elle insiste sur le fait qu’on n’aura probablement pas son premier choix.

 

Elle passe en revue les questions qu’il faut poser, certaines nous étonnent :

  • Le repas de midi est-il fourni ? Eh oui, ici, en plus d’être très cher, le repas de midi n’est souvent pas fourni, les parents doivent apporter chaque jour de quoi manger pour leur enfant (et les couches aussi...).
  • Combien de temps les enfants passent-il devant la télé ? Euh, dans les crèches, ils ont des télés ???
  • De combien sont les frais d’inscription ? Encore une fois, il faut payer: en moyenne 30$ pour s’inscrire sur la liste d’attente. Comme ils conseillent de s’inscrire à plusieurs pour avoir une chance d’avoir un jour une place dans une crèche, ça revient déjà cher, avant même d’avoir son enfant à la crèche…

 

Elle nous parle aussi rapidement des autres solutions de garde : les nounous à domicile et jeunes filles au pair (mais bon, nous, on veut que Jules rencontre d’autres enfants en dehors de notre maison) et les assistantes maternelles. Les assistantes maternelles (family child care providers) reçoivent une « licence » de l’état pour garder des enfants chez elles. Selon l’état dans lequel on est, les règles sont différentes et les assistantes maternelles sont plus ou moins encadrées. Heureusement, dans le Connecticut, la profession est très bien encadrée. Mais, contrairement à la France, où elles obtiennent difficilement l’agrément pour plus de 3 enfants, ici, quasiment toutes ont l’agrément pour 6 enfants !

 

A cette réunion, on n’a pas appris grand-chose, mais on a récupéré une liste de toutes les crèches de New Haven et de toutes les villes alentours. Et pour nous, la seule chose à retenir, c’est qu’il faut commencer à chercher au plus vite, histoire d’avoir une chance d’avoir une solution de garde lorsque Marie aura trouvé un travail.

 

aOn commence par rechercher une crèche, c’est plus proche de ce qu’on connaît déjà. Une de nos voisines, Jennifer (seule américaine du quartier ?), nous conseille une crèche qui se trouve juste de l’autre coté de la rue, en face de chez nous. Parfait ! Marie téléphone, une dame propose de visiter les locaux et de se mettre sur la liste d’attente pour septembre. Allons-y !

 

On visite la crèche tous les 3 quelques jours plus tard. Il s’agit d’appartements un peu transformés qui servent de locaux à la crèche. Il y a une partie séparée pour les petits (« ones »), une autre pour les « twos », et à l’étage, il y a les classes pour les « preschool » (à partir de 3 ans). Jules semble très content : il a trouvé les camions, et veut les prendre tous en même temps.

 

En discutant avec la directrice, on apprend qu’en fait, il y a très peu de chance pour que Jules entre dans cette crèche : il y a déjà une liste d’attente pour septembre 2012, et la plupart des places chez les « twos » seront prises par les « anciens ones ». Et Jules est encore trop jeune pour aller en preschool. Mais elle nous dit qu’il a ses chances pour septembre 2013 !

 

Elle nous propose gentiment de nous mettre sur la liste d’attente sans payer les frais d’inscription. C’est déjà ça !

 

On regarde dans la liste quelles sont les autres crèche à proximité de chez nous. Il y en a très peu : la majorité se trouve à l’autre bout de la ville (pas pratique sachant que le labo de Sébastien et celui dans lequel Marie pourrait travailler se trouvent à moins d’un kilomètre dans la même rue que notre maison). On ne regarde même pas les crèches des autres villes : trop loin !

 

Au téléphone, aucune ne propose de visiter, ils n’ont pas de place et des listes d’attente trop longues ! Il y en a une qui ne prend que les enfants dont les parents travaillent ou étudient au département juridique…

 

On s’intéresse alors de plus près aux assistantes maternelles. Mais on n’a pas de liste. Où les trouver ? Comment savoir si elles sont sérieuses ou si elles encaissent les chèques pendant que les enfants sont scotchés devant la télé toute la journée ? Jennifer nous dit qu’elle en connaît une très bien, pas loin et qu’elle a une place disponible en ce moment pour un enfant de 2 ans !

 

Marie l’appelle et puis va lui rendre visite avec Jules : son appartement est très grand, il y a plein de jouets partout. Nancy garde déjà 3 enfants d’environ 2 ans, un bébé de 7 mois et un petit garçon de 5 ans. On ne rencontre qu’un petit garçon de 22 mois. Jules a du mal à partager les jouets avec quelqu’un d’autre. Il commence à piquer une crise. Nancy va vers Jules et lui explique, en anglais, qu’il faut partager les jouets et être gentil avec les autres. Jules se calme tout de suite ! b.jpg

 

Nancy nous explique qu’elle a l’habitude de travailler avec des enfants qui ne parlent pas anglais en arrivant : en ce moment elle accueille un petit garçon italien, une petite fille israélienne et une autre petite fille franco-vénézuélienne. Bon, on n’est pas ravis qu’il y ait un autre enfant qui parle français, mais à part ça, tout semble parfait.

 

Nancy fait ce métier depuis 25 ans, elle a un diplôme en petite enfance. Elle les emmène régulièrement à la bibliothèque, à la piscine, jouer au tennis ( ???), il y a un grand parc à quelques mètres de chez elle.

 

Que demander de plus ?

Oui bon, elle coûte un petit peu cher.

 

On essaie de contacter d’autres assistantes maternelles (on a enfin trouvé une liste sur internet). Encore une fois, il y en a peu qui habitent près de chez nous. On en appelle quelques unes :

  •  « Pas de place, rappelez le mois prochain, éventuellement »
  • « Il ne parle pas anglais ? pas de problème ! euh…. Il ne parle pas DU TOUT anglais ???? »…
  • L'assistance maternelle ne parle pas anglais (seulement espagnol).
  • « Laissez moi votre numéro, je vous rappellerai plus tard… »

  • Cris d’enfants et télé en bruit de fond…

 

On rappelle Nancy. On lui dit qu’on est intéressé, qu’on veut la revoir, avec Sébastien, cette fois. On l’a donc vue ce matin (lundi), et Jules commence son adaptation… demain matin !

Publié dans Vie pratique

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Pof 21/03/2012 00:22

A lire votre blog, je vois pas trop l'avantage d'aller s'installer de façon permanente aux Etats-Unis: crèche chère, dents chères, santé chère, bouffe chère et dégueulasse...

Seb 21/03/2012 00:33



Pour ce qui est du niveau de vie, il faut savoir que les salaires grimpent aussi beaucoup plus vite qu'en France, en contrepartie d'une sécurité d'emploi qui semble assez précaire. Les disparités
sont plus grandes (quoi qu'en France, de plus en plus aussi) mais si tu es dans la bonne partie de la population, tu vies bien !


La bouffe n'est pas si dégeulasse, c'est juste que la nourriture correcte est plus difficile à trouver.